Le campus ESTP de Cachan poursuit son engagement en faveur de la transition environnementale en accueillant deux expérimentations scientifiques menées par les équipes de recherche « Systèmes électriques et transition énergétique pour la construction ». Ces projets, consacrés à l’amélioration de la qualité de l’air intérieur et à la lutte contre les îlots de chaleur urbains, illustrent le rôle du campus comme véritable laboratoire d’innovation au service de la construction durable.
De février 2025 à juin 2026, une campagne expérimentale a été conduite dans le bâtiment du Centre de recherche afin de caractériser les conditions de confort thermique et de qualité de l’air intérieur.
Plusieurs espaces représentatifs du bâtiment – amphithéâtre, salles de cours, bureaux, couloirs et cage d’escalier – ont été équipés de portiques instrumentés intégrant des capteurs de référence ainsi que des capteurs connectés IoT Pando2. Ces équipements permettent de mesurer en continu de nombreux paramètres environnementaux : température de l’air, humidité relative, vitesse de l’air, température de rayonnement, concentration en CO₂, composés organiques volatils (COV), particules fines, formaldéhyde, luminosité, niveau sonore et pression atmosphérique.
Les données recueillies sont centralisées sur une plateforme dédiée, offrant un suivi en temps réel des conditions environnementales et une analyse des variations selon les espaces et les périodes d’occupation.
Les premiers résultats sont particulièrement encourageants. Ils mettent en évidence une excellente concordance entre les mesures réalisées par les capteurs IoT Pando2 et celles obtenues avec les instruments de référence de l’ESTP. Cette validation ouvre des perspectives pour le déploiement de solutions de suivi à grande échelle dans les bâtiments de l’école.
Au-delà de la comparaison des technologies de mesure, cette expérimentation permettra d’approfondir la compréhension des interactions entre les conditions thermo-hygrométriques, les usages des locaux et le confort des occupants, tout en contribuant au développement de bâtiments plus performants et plus sobres.
Le campus accueillera également, à partir de l’été 2026, une nouvelle expérimentation dans le cadre du Programme national ISSU (Innovations et solutions contre la surchauffe urbaine).
Près de 300 m² d’enrobé rouge, situés devant le Centre de recherche et le bâtiment Vauban, seront recouverts d’une peinture correctrice d’albédo réalisée par Colas Core. En réfléchissant davantage le rayonnement solaire et en limitant l’accumulation de chaleur dans le sol, ce revêtement vise à améliorer le confort thermique des usagers lors des épisodes de fortes chaleurs.
Pour les chercheurs de l’ESTP, cette expérimentation constitue une opportunité de conduire des modélisations microclimatiques et de mesurer précisément l’efficacité de ce type de solution sur la réduction des températures de surface et l’amélioration du confort extérieur.
La dimension scientifique s’accompagne d’une démarche participative : un concours de création graphique, organisé auprès des élèves et des collaborateurs de l’ESTP, a permis de sélectionner le motif qui sera reproduit sur la fresque. Son inauguration est prévue en septembre 2026.
À travers ces deux dispositifs expérimentaux, l’ESTP confirme son ambition de faire de son campus un démonstrateur de solutions innovantes pour les bâtiments et les villes de demain.
En mobilisant ses équipes de recherche autour de problématiques majeures telles que la qualité de l’air intérieur, le confort thermique et l’adaptation au changement climatique, l’école contribue à produire des connaissances scientifiques directement applicables aux enjeux de la transition écologique et de la construction durable