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L’îlot de fraîcheur du campus de Cachan
20/05/2024

La visite de l’îlot de fraicheur du campus de Cachan

En mai dernier, le syndicat mixte du bassin versant de la Bièvre (SMBVB), en collaboration avec les collectivités et associations locales, a organisé des animations pour redécouvrir le patrimoine naturel de la Bièvre. Les villes de Cachan, Antony, Verrières-le-Buisson, L’Haÿ-les-Roses, Gentilly, et Paris ont participé à cet événement.

20 mai.

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À cette occasion, l'ESTP a mis en lumière son engagement pour l'environnement en organisant une visite de son jardin de pluie expérimental. Ce jardin vise à déconnecter les eaux pluviales du réseau d’assainissement, lutter contre les îlots de chaleur, embellir et végétaliser l’espace, intercepter les pollutions et offrir un refuge à la biodiversité.

Gilles Bétis, responsable du développement et de l’innovation à l’ESTP, a expliqué le fonctionnement du jardin, les résultats des capteurs de données et l’importance de la désimperméabilisation. Cette visite a permis de démontrer les efforts de l’école pour créer des environnements durables et résilients, en phase avec les défis climatiques actuels.

Un démonstrateur d’îlot de fraîcheur à l’ESTP Cachan

Chaque jour, les élèves de l’ESTP à Cachan foulent une zone aménagée autour de la cafétéria du Crous, qui pourrait bien représenter l’avenir des villes résilientes face aux changements climatiques. Ce démonstrateur d’îlot de fraîcheur permet aux chercheurs d’observer de nouvelles méthodes de construction et d’aménagement urbain pour mieux affronter la canicule, la sécheresse et d'autres défis climatiques.

Une zone d’environ 300 m² a été choisie au cœur du site cachanais pour cette expérimentation. L’enrobé imperméable a été retiré, le terrain a été décaissé sur 50 cm de profondeur, une couche de grave a été posée pour permettre à la pluie de s’infiltrer, et des pavés non joints ont été installés. Sous une petite partie de cette zone, un collecteur et des capteurs mesurent la quantité d’eau infiltrée, offrant des données précieuses pour les chercheurs.

Des arbres capables de supporter le changement climatique, comme le chêne, le tilleul et le paulownia, ont été plantés. Des capteurs installés dans les mottes des arbres mesurent en temps réel la croissance, la circulation de la sève, et la capacité de la plante à absorber l'humidité du sol. Un jardin de pluie urbain, aménagé avec la start-up Source Urbaine, permet à l’eau de s’infiltrer et de remonter dans les plantes par capillarité, avec un système de déversoir pour éviter de noyer les racines.

Un futur durable pour les projets de l’ESTP

Ces initiatives ne se limitent pas à Cachan. L'ESTP teste également ces innovations sur son campus de Dijon, en collaboration avec la ville pour la rénovation de la place Bossuet. Tous ces projets préparent les futurs ingénieurs à intégrer le génie civil et écologique dans leurs pratiques, reflétant l’évolution des métiers de la construction vers des solutions plus durables.

L’ESTP a récemment lancé un mastère spécialisé et une chaire d’enseignement et de recherche en génie civil et écologique en partenariat avec AgroParisTech, illustrant l'union de deux domaines autrefois séparés mais désormais essentiels pour un avenir durable.

Îlot de fraicheur ESTP

👉 Pour plus de détails, vous pouvez consulter l’article du Parisien sur ce sujet ici